Shirakawa-Go, le village aux toits de chaume
Yanis MOKRANI • 21 janvier 2026
Jour 16 - 19 novembre : direction Shirakawa-Go, le village aux toits de chaume
L’aventure à Kyoto touche à sa fin. Nous rejoignons notre prochaine destination : Shirakawa-Go. Nous prenons le Shinkansen pour aller à Nagoya, (1h30 de train environ) afin d’emprunter un bus vers notre destination. Nous trouvons sans difficulté le terminal dans lequel nous devons attendre notre bus (billets réservés à l’avance). Avec 2h30 de trajet, le bus est bien équipé : sac poubelle et ports USB-C pour charger le téléphone. Mais, arrivés dans la zone montagneuses pas le temps de s’ennuyer : les paysages sont grandioses. On peut même apercevoir de la neige en altitude !
Nous arrivons à Shirakawa-Go, connu pour ses maisons aux toits de chaumes classés au patrimoine mondiale de l’UNESCO. Nous remarquons très rapidement la quantité effrayante d’affichages sur la présence d’ours dans les parages, et surtout la nuit. Après quelques Takoyakis engloutis, nous partons explorer ce village adorable entourée par les montagnes. Une véritable carte postale s’offre à nous. L’eau de source s’écoule dans des tranchées provoquant des sons singuliers à proximité des cultures ; la rivière, repaire de chasse du maître de la montagne, dessine le paysage de manière remarquable. La nuit tombe vite, l’occasion pour nous de découvrir notre chambre à l’hôtel CURIO Shirakawa-Go. Deux lits-doubles : une première depuis le début du séjour !
Nous nous dirigeons, seuls dans la nuit vers un yakiniku, un restaurant de viande grillée où l’on fait cuire nos morceaux nous-mêmes. Nous découvrons la viande de biche (hida beef), succulante avec les sauces, mais très attachée à la grille de cuisson qui s’enflamme vite !
Jour 17 - 20 novembre : l'observatoire
Ce matin, nous partons tôt pour pour le musée du train de Kyoto, connu pour être le plus grand musée du train au monde ! Nous entrons dans un espace extérieur avec plusieurs train, dont le premier Shinkansen mis en circulation en 1964, années des Jeux Olympiques au Japon. Nous entrons dans le bâtiment principal : ce musée vaut bien son titre ! 3 étages occupés par de nombreuses installations racontant parfaitement l’histoire du train.
Par exemple, le Shinkansen a de nombreux points communs avec la formule 1. L’avant qui finit en pointe procure de l’aérodynamisme et est devenu de plus en plus long avec le temps afin de réduire les nuisances sonores à la sortie des tunnels ; le cockpit en forme de nid d’abeille et l’aileron de la formule ont inspiré la forme du Shinkansen respectivement pour la cabine de pilotage et les pantographes permettant l’alimentation en électricité.
Le 14 octobre 1872 l’arrivé du train au Japon bouleverse la lecture de l’heure. Jusqu’au XIXe siècle, l’heure se lisait en fonction du levé et du couché du soleil ; une journée de 24 heures était traduite par 2 demi-journées de 6 heures numérotées de 9 à 4 (les chiffres 1 à 3 étant réservés à la religion). Concrètement, minuit et midi correspondaient à 9h. La lecture de l’heure n’était pas en phase avec la lecture scientifique de 24h. De plus, les heures d’hiver et d’été étaient différentes et mes heures étaient plus ou moins longues, ce qui n’aidait pas à établir des heures de passages fixes pour les trains. C’est alors que le Japon adopte l’unité universel du temps utilisé par tous, l’heure, le 1er janvier 1873.
Avec le temps, le réseau ferroviaire s’étend peu à peu dans tous le pays avec de nouveaux trains, plus technologiques, plus pratiques, plus rapides : prendre le train devient un plaisir. Avant, des dagashis (littéralement « friandises futiles ») étaient vendues dans des dagashiyas, petites échoppes colorées des bonbons, des biscuits, des snacks et des petits jouets ravivant le coeur des enfants ; les voyageurs pouvaient acheter des ekibens pour manger dans le train, et c’est toujours le cas aujourd’hui ! Depuis la campagne publicitaire et touristique « Découvrez le Japon » de 1965, il est possible de se lancer dans une véritable chasse aux tampons présents dans des milliers de gares au Japon ! D’ailleurs 5 tampons exclusifs à superposer sont à trouver dans le musée. Il représente Thomas le train, très cringe…
Avec le développement des réseaux ferroviaires et l’augmentation du nombre de trains desservant différentes gares (express, trains spéciaux, trains rapides, etc.), il est devenu indispensable d’indiquer clairement les lignes et les gares. Pour ce faire, diverses mesures ont été prises, comme l’attribution de couleurs et de surnoms aux lignes, ainsi que le codage couleur des types de trains. De nombreuses compagnies ferroviaires ont également mis en place des plans de réseau comportant des symboles et des numéros pour chaque gare, facilitant ainsi l’orientation des touristes étrangers. Le musée était excellent, mais manquait cruellement de traduction en anglais pour comprendre toutes les informations.



















