Retour à Tokyo : fin d'un voyage inoubliable au Japon

Yanis MOKRANI  22 janvier 2026

Jour 18 - 21 novembre : Halte à Kazanawa

     Nous quittons Shirakawa-Go, après 2 journées apaisantes au coeur du village et ses alentours. Ces quelques jours nous ont suffit pour profiter des boutiques typiques, des maisons, de l’atmosphère et des paysages uniques. Comme quoi, la montagne, ça nous gagne !
 
     Dernière étape : Tokyo ! Nous faisons une halte à Kazanawa, une ville au Nord-Est de Shirakawa-Go pas loin de la mer. Le temps n’était vraiment pas avec nous… Nous choisissons de rester aux alentours de la gare, à l’abri et au chaud. Nous dégustons au Gyukatsu Kyoto Katsugyu, un restaurant proposant du Gyukatsu, une viande frite semblable au Wagyu. Le service était impeccable : avec ses quelques mots d’anglais, le chef nous recommandait le meilleur mélange de sauce, sauce miso plus wasabi et il avait raison ; une serveuse nous resservait de l’eau lorsque notre verre était vide ; une ambiance un peu jazz rendait le lieu calme et cool ! Un 5 sur 5. 
 
     Nous passons quelques heures dans les magasins avant de récupérer nos billets pour embarquer dans le Shinkansen, aidé par un bordelais peu enjoué. Puis, le temps est passé si vite (sûrement parce que j’ai dormi presque tout le trajet). Nous arrivons à la capitale, dans la gare de Ueno et allons à Komagone, un quartier très calme où nous résiderons.
 
     L’entrée de notre hôtel est assez sombre, ghetto même. Après avoir entrée plusieurs codes, nous déverouillons la porte de métal lourde et vitrée qui, une fois lachée, se ferme brutalement : de quoi réveiller les morts. Notre chambre est au 5e étage. Nous avons mis longtemps avant de comprendre comment activer l’électricité. Il suffisait d’insérer le porte-clé orange accroché à la clé de la chambre et là lumière fut. Je découvre le manque d’espace au sol pour les valises et le manque de couverts pour les repas, mais ça fera l’affaire. Nous nous posons sur le lit de Margaux pour regarder notre animé avec notre repas du 7/11 : juste la belle vie !

Jour 19 - 22 novembre : Akihabara, le quartier des otakus

     Connu pour ses nombreuses boutiques de figurines et cartes à collectionner (Pokémon, One Piece, Yu Gi Oh), Akihabara, quartier des geeks et de la culture populaire japonaise, c’est l’opportunité de comparer et payer au prix faible les produits dérivés des licences de jeux vidéo où animés. Nous entrons partout et admirons ces trésors. Et puis, comment ne pas faire un détour dans le Don Quijote ? Ce magasin bon marché à plusieurs étages nous en mets pleins les yeux ! Les rayons étroits sont remplis de souvenirs japonais, vêtements traditionnels, nourriture chimique, produits d’hygiène et de beauté, gachapons, maquettes en bois, peluches et boîtes mystères, (un concept qu’ils adorent).
 
     Akihabara rime avec automobile. Il n’est pas rare de voir des voitures Itashi, avec un covering de personnages de manga. Nous nous posons au niveau d’un carrefour pour prendre notre gôuter : un Taiyaki à la crème. À ce moment là, le festival commence : Porsche, Skyline, voitures vintages, Classe G à gogo… Toutes les minutes, une belle voiture arrache le bitume devant nous. C’est fantastique ! D’autant plus qu’on est samedi soir ! La voiture qui m’a choqué : une Lambo Aventador full black mat qui a fait exploser son pot d’échappement, un véritable petit tonnerre ! 
 
     Après ce spectacle, nous recupérons enfin nos valises chez Yamato Transport près de la gare d’Akihanara. En 3min, c’était fait ! Je les recommande vraient. Une fois déposée à l’hôtel, je repars vite à Akihabara pour observer les voitures avec mon appareil photo sans sa batterie… La rue devient plus calme vers 20h. Je décide donc de rentrer.

rappelons de notre vulnérabilité face aux ours et rebroussons chemin fissa. Nous rentrons tôt à l’hôtel avant la tombée de la nuit et l’arrivé du grand froid, mêts de la superette à la main à dévorer devant Black Clover !

Jour 20 - 23 novembre : Shinjuku

     Shinjuku est un quartier digne des plus grands quartiers américains ! Nous allons au marché Hanazono, situé dans les rues du temple portant le même nom. Ce matin, les commerçants vendent des bouquets bluffants. Les acheteurs ont le droit à une cérémonie faites par les artisans, sûrement pour les remercier. Nous finissons la matinée avec un restaurant de sushi sur tapis roulant ! C’était super stylé. Nous étions en totale autonomie. Sur une tablette, nous pouvions choisir parmi une variété de sushis monstrueuse. J’opte pour un assortiment de 6 sushis (je reçois d’ailleurs une pièce avec un chat pour cette commande) des sushis au poulet, au crevettes frites et… à l’oursin. Nous en avions pris car c’était l’une des spécialités en vedette… Et je ne comprends vraiment pas pourquoi : c’était immonde et je sentais encore le goût même après l’avoir avalé. À part ça, c’était une chouette découverte, à part le temps d’attente et la durée limité du repas (1h environ).
 
     Cet après-midi, nous faisons les magasins jusqu’à la tombé. On découvre un Gachapon pas comme les autres. Pour 2.000 yens, on tire une clé au hasard parmi des centaines de cahiers renfermant des cadeaux visibles. J’ai jamais autant hésité à faire quelque chose. Il y avait des boosters Pokemon à gagner, mais des trucs bien nuls aussi et une machine à café, le type d’objet qui ne peut pas entrer dans la valise. D’un côté, le risque était trop grand, mais ça pouvait être grave fun de le faire. Et finalement, je ne le fais pas car j’avais peur de tomber sur un objet trop grand.
     La nuit est tombé, les enseignes illuminent les rues. Toutes ces lumières me stimuleront toujours autant. Nous prenons un petit gouter Pokémon : un Donut Trompignon devant la tête de Godzilla ! Et ça, ce n’est que l’apéro. Car nous partons à l’assaut du plat de résistance : le méga Pokémon Center, plus grand, plus beau avec un hall avec des grosses figurines. Arrivé au stand, je longe un mur avec tous les Pokémons de roues les générations ! Et en sortant de la boutique, je me retourne et je vois de belles affiches. J’aperçois celle représentant l’équipe de Red dans un décor, me rappelant le combat contre ce dresseur iconique avec son Pikachu niveau 88.

Jour 21 - 24 novembre : Shibuya et Harajuku

     Prochaine arrêt : Shibuya, connu pour son attractivité et ses boutiques de mode branchées. Le quartier à proximité de la gare ressemble beaucoup à Shinjuku. Nous partons au Loft, un bazar plutôt chic sur plusieurs étages où j’achète des Smiskis pour ma soeur, un petit bonhomme vert qui prend des poses farfelues. 
 
     Nous mangeons au Shibuya Tokyo Hamburg Steak, un petit restaurant avec un steak haché énorme avec une cuisson parfaite et un riz bien assaisonné, un régal comme toujours !
 
     Nous continuons à visiter de belles boutiques En face du restaurant se trouve Hands Shibuya, un magasins avec une vingtaine d’étages où l’on trouve tout. Ce magasin est intéressant pour les nombreuses maquettes en bois en vente. Puis, nous allons à Beams Japan, où l’art prend une place importante avec des étages bien agencés et décorés avec goût. Ce magasin vend des vêtements de mode classes, des produits divers très artistiques, de la vaisselle Mont Fuji et du mobilier un peu douteux, n’est ce pas Monsieur Tabouret en carton ? 
     Nous nous dirigeons vers Harajuku, je m’arrête à un carrefour avec une passerelle… car il y a de belles voitures ! Trop relou. Je suis obligé de rester au moins une demi heure pour les admirer ! Puis, je rejoins Margaux dans les ruelles passantes pour aller à Liberty Walk, une entreprise spécialisée dans la customisation de véhicules sportives. La boutique est minuscule, mais nous plonge dans une ambiance street, digne de GTA. 
 
     Nous finissons la journée par une note sucrée : une banane napée de chocolat, copeaux de coco, filet de caramel et crème chantilly en masse ! Un peu lourd mais délicieux !

Jour 22 - 25 novembre : Akihabara : jeux d'arcade et cartes Pokémon

     Back to Akihabara. Mon objectif : trouver des magnets lumineuses Kombini. J’ai repéré un magasin qui pourrait les avoir. Malheureusement, je ressors bredouille. Mais, je repère une machine à pinces avec des capsules et 5 casiers avec des boosters Pokemon. Le bout des branches de la pince partent vers l’intérieur, ce qui permettrait de laisser la boule dans la pince plus efficacement. Je me dis c’est ma chance. Je fais trois essais et rien. Nous sortons du bâtiment décu mais pas vaincu…
 
     Après avoir mangé un bol de ramen bien costaud, nous nous sommes affrontés à des jeux d’arcade. La première borne d’arcade nous permet de rouler sur les routes de Tokyo avec des voitures japonaises mythiques. Les sensations sont incroyables ! J’ai pris beaucoup de plaisir à faire les drifts, même si la physique du jeu est à revoir. Puis, nous avons roulé sur la mythique route arc-en-ciel de Mario Kart. C’est encore mieux que les vrais jeux, c’est réel ! Nous avons ensuite fais des jeux de musiques et de danse. Mon préféré a été le jeu du tambour. Avec deux baguettes et une grosse caisse, il suffisait de reproduire les combinaisons. Plutôt simple, pas comme le jeu de la batterie qui demande beaucoup plus coordination et d’habileté. Nous nous sommes aussi défoulés sur des dinosaures en leur tirant dessus. Tous les jeux requierent des pièces de 100 yens et des échangeurs permettent de convertir pièces et billets. Et puis il était possible de faire plusieurs parties sur certaines bornes avec une pièce. On aurait pu y rester pendant des heures !
 
     Nous décidons de nous séparer. Margaux décide de retourner à l’arrondissement de Shibuya. Quant à moi, je retourne à la machine à pinces des boosters Pokémon. Deux américains tentent leur chance. Ils ont faillit faire tombé la boule mais la boule tombe sur le bord du tube carré et rejoint ses amies. C’est maintenant mon tour. Je fais trois essais catastrophiques avec une précision mauvaise, puis viens le 4e. La pince récupère bien la boule. Elle ne bouge pas d’un pouce. La pince la lâche, elle touche le bord et miracle ! Elle tombe dans le trou !!! Intérieurement j’explose de joie !!! La sensation est folle ! J’ouvre la capsule, puis délicatement le papier où se trouve la clé du casier numéro 7. Je tourne doucement la clé puis récupère le sésame un pack de 10 boosters avec 10 cartes chacun dont une carte Ex garantie, tout ça pour 700 yens quand le paquet concernant cette série vaut environ 120 euros. Un beau braquage !!!
 
     Je retourne à Ginza pour aller au plus grand Uniqlo du monde ! Le magasin se trouve sur 11 étages, dont 3 dédiés aux hommes. Je ressors avec une chemise à prix réduit, un jean large et un gilet bleu foncé. Je rentre à l’hôtel, heureux de mes achats !

Jour 23 - 26 novembre : Akasaka et Asakusa

     C’est le dernier jour et nous l’avons vécu à fond ! Nous sommes allée dans le quartier d’Akasaka, dédié à Harry Potter. Ici des bâtiments, les rues, musiques et boutiques honorent fièrement la licence ! Nous avons mangé dans un restaurant d’anguille savoureux. Les serveuses ont été aux petits soins. L’une d’elles a même rangés nos bagages ! 
     Nous finissons avec notre dernier quartier du voyage, Asakusa ! Nous nous sommes dirigés vers des boutiques de souvenirs transformant les ruelles en lieux vivants. Elles se trouvaient en face du grand temple. Nous nous arrêtons en face d’une feuille expliquant les étapes d’un tirage Omikuji. Il suffit de secouer une urne, récupérer une baguette et ouvrir le tiroir correspondant au numéro inscrit sur la baguette. Je récupère le morceau de papier : il me prédit une petite fortune. En gros, le papier m’indique de me pas tenter des choses trop ambitieuses et de prendre le temps. Margaux, elle, n’a pas eu de chance : elle est tombée sur une mauvaise fortune la pire prédiction possible. Le papier lui disait qu’elle ne devait pas partir en voyage, que le mariage c’est pas pour tout de suite, qu’elle ne devait pas emménager… Bref ça sent pas bon. Margaux accroche donc sa prédiction sur une ligne tendu prévu pour laisser les mauvaises chances afin de conjurer le mauvais sort. Après ça nous nous faisons un dernier tour au niveau du temple avant de repartir en direction de l’aéroport, valises en main remplies de souvenirs. Nos têtes sont aussi remplies d’images, expériences et émotions inoubliables !

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